Alzheimer - Stade avancé (étape 3 sur 3)
Ce stade est le dernier dans la progression de la maladie d'Alzheimer. Il est caractérisé par la dépendance totale et l'inactivité du patient. La mémoire ne fonctionne pratiquement plus. Le vocabulaire s'est réduit à cinq ou six mots.
Les signes de l'atteinte physique de la personne par la maladie deviennent visibles. Malgré cela, la personne malade continue d'avoir des émotions intactes. Elle ressent très bien si son entourage s'intéresse à elle. Elle peut réagir tout aussi fortement à des soins attentionnés ou à un comportement colérique.
La personne malade est comme un miroir : elle renvoie l'image qu'on y projette. Elle peut renvoyer l'écho d'une communication affectueuse, elle peut aussi rendre les coups.
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Maintenir autant que possible la qualité de vie et la joie de vivre : c'est de loin le plus important. Eviter de trop fixer l'attention sur les déficits et les pertes, car il existe encore des facultés conservées et quelques raisons de se réjouir des possibilités de la vie.
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Accepter que la personne malade soit comme elle est, car elle ne peut plus redevenir ce qu'elle était autrefois. Pendant toute la durée de sa maladie la personne malades reste un être humain avec ses sentiments et ses émotions. Le monde des sentiments et des émotions devient même pour cette personne de plus en plus important au fur et mesure que les facultés intellectuelles déclinent.
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Moins le proche ou le parent souffre, moins il est stressé et mieux cela vaut pour la personne malade qui réagit un peu comme une "éponge" à l'état des personnes qui l'entourent. Il est par conséquent extrêmement important de prendre soin de soi-même. L'échange de vues avec d'autres familles est d'une très grande aide. De nombreux groupes de paroles sont maintenant en place sur les territoires, renseignez vous auprès d'associations.
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Penser aussi à récupérer. S'accorder régulirement des moments de détente. Renouveler ses forces, c'est la condition pour pouvoir continuer à s'occuper de la personne malade.
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Accepter de recourir aux prestations de service existantes.
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Ne pas oublier la faculté de rire. Parvenir toujours à rire avec la personne malade, ne pas perdre le sens de l'humour et accepter le malade comme il est, il est possible de contribuer à maintenir une atmosphre saine dans laquelle le malade se sent bien. Et lorsque la personne malade se sent bien, il y a moins de problèmes. Moins de problèmes, donc moins de stress pour l'aidant. Une manière de vivre dans cet échange continu entre soi-même et le malade, rétablir une relation dans les deux sens et non uniquement dans le sens de l'aide. L'objectif est de nouveau rire ensemble.
Laurence ALENDA
Le 06 mars 2009






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