Etude / Une étude qualitative sur les structures de répit
La CNSA souligne la nécessité d'un recentrage de l'accueil de jour et temporaire
Réalisé par Géronto-Clef (Centre languedocien d'étude et de formation en gérontologie) - un organisme dépendant de l'Inserm -, ce document a été piloté et financé par la CNSA dans le cadre de la mesure numéro 1 du plan Alzheimer 2008-2012 (Développer et diversifier des structures de répit).
La publication de cette étude peut sembler tardive puisqu'elle intervient après la circulaire du 25 février 2010 qui met en place des normes minimales pour les accueils temporaires et améliore la prise en charge des frais de transport entre ces structures et le domicile des personnes prises en charge.
Outre le fait que les travaux réalisés dans le cadre de l'étude ont inspiré cette circulaire, le document conserve néanmoins un intérêt intrinsèque. Après un rappel historique et un effort de définition - bienvenu dans un domaine où les concepts restent encore assez flous -, le rapport dresse en effet un état des lieux de ces structures et de leur environnement (établissements, tutelles, aidants familiaux...).
Si l'intérêt de ces dispositifs n'est pas remis en cause, le bilan de leur développement est pour le moins mitigé. Le rapport constate en effet que "les éléments recueillis auprès de l'ensemble des acteurs amènent au constat d'un ensemble de dispositifs hétérogènes, dispersés, que l'on peine à appréhender et à propos duquel il est difficile de communiquer". Il observe également qu'"à l'échelle d'un département, aucune institution, aucun service ne dispose d'une vue globale et actualisée du fonctionnement de ces dispositifs".
Le rapport pointe plusieurs causes possibles à cette situation : la faible visibilité de l'accueil temporaire (dispersion des places, absence de gestion distincte entre accueil permanent et temporaire...), le risque de confusion avec des dispositifs du champ sanitaire (hôpital de jour, hospitalisation de répit...), le relatif isolement vis-à-vis des partenaires de l'aide à domicile ou encore l'incertitude sur la cible principale du dispositif (l'aidant ou le malade ?).
Pour sortir de cette impasse, le rapport préconise en particulier de développer l'information des professionnels et des usagers, de confier à l'accueil temporaire une véritable mission de soutien à la vie à domicile et de considérer ce dernier comme destiné à la fois au malade et à son aidant familial (et non pas avant tout à ce dernier, ce qui va à l'encontre du discours traditionnel sur les structures de répit).
Sur l'hébergement temporaire, l'étude pointe plutôt un manque d'adéquation entre les attentes des usagers et l'offre de services et la différenciation insuffisante dans la prise en charge par rapport à l'hébergement permanent. La réponse passe notamment par un meilleur accompagnement technique des professionnels (à travers l'élaboration d'un projet d'hébergement temporaire au sein de chaque structure) et par une plus grande territorialisation des hébergements temporaires, qui souffrent aujourd'hui d'une couverture partielle du territoire. Les autres points évoqués par le rapport (capacité d'accueil minimale, modalités de transports...) présentent moins d'intérêt dans la mesure où ils sont traités par la circulaire du 25 février 2010.
Source : www.localtis.info, le 22 avril 2010 (Article complet)
La première mesure prônée par le Plan Alzheimer 2008-2012 est le développement et la diversification des structures de répit pour les malades et leurs aidants.
Aucune statistique fiable n’existe – les chiffres de 7514 places d’accueil de jour et 1242 d’hébergement temporaire sont contestés - mais on sait que la France est très en retard. Toutefois, une grande partie des structures existantes sont de création récente, quatre ou cinq ans, et les projets fleurissent.
Afin d’éclairer les promoteurs et gestionnaires ainsi que les décideurs locaux, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient de publier un rapport sur les accueils de jour et les hébergements temporaires pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il devrait donner lieu à un guide, en contrepoint d’une circulaire de cadrage du 25 février 2010 à paraître au bulletin officiel.
La CNSA a voulu identifier les attentes, les freins et les facteurs de réussite, grâce à une étude qualitative menée dans huit départements, entre juillet 2009 et mars 2010, auprès de dix-huit établissements (secteurs public, privé associatif, privé lucratif).
Tous les acteurs ont été rencontrés : directeurs, usagers, familles, centres locaux ‘information et de coordination (Clic), inspecteurs des Ddass, entreprises de transport travaillant avec les structures – parmi les freins à explorer, la question des transports fait l’objet d’une interrogation spécifique-, et, bien sûr, les conseils généraux. Ces derniers ont en commun de vouloir élargir l’offre existante, mais avec des pratiques variées : accent mis sur l’hébergement temporaire ou l’accueil de jour, ratio de places de l’une ou l’autre formule pour l’autorisation de nouvelles places permanentes… Ils soutiennent «une certaine diversité de réponses dans les formules de répit existantes» souligne la CNSA.
Source : http://infos.lagazettedescommunes.com, le 21 avril 2010 (Article complet)







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