Recherche 2012/ L'influence de l'activité physique et de la nutrition sur des souris atteintes de la maladie d'Alzheimer
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70044.htm

L'équipe de recherche du professeur Ayae Kinoshita a récemment mis en lumière l'effet positif de l'activité physique et d'une bonne alimentation sur les symptômes de souris souffrant de la maladie d'Alzheimer.
Les plaques amyloïdes ou "plaques séniles" ont pour origine l'accumulation extracellulaire du peptide nommé amyloïde ß (Aß ). Deux formes majeures de ce peptide, Aß40 et Aß42, constituées respectivement de 40 et 42 acides aminés, ont jusqu'à présent fait l'objet de nombreux travaux de recherche car elles ont été associées à des mutations génétiques constatées lors du développement de formes précoces de la maladie d'Alzheimer. Parmi ceux-ci, certains ont porté sur l'influence des habitudes de vie et d'alimentation sur la quantité d'amyloïde ß accumulée dans le cerveau.
Les travaux de recherche réalisés par les scientifiques de la faculté de médecine de l'Université de Kyoto ont consisté à étudier pendant 20 semaines, l'influence de l'alimentation et de l'activité physique sur les symptômes de la maladie d'Alzheimer : perte de la mémoire, accumulation d'amyloïde ß... Dans ce but, quatre groupes de souris transgéniques souffrant de cette maladie ont été constitués.
Si le groupe 1 et le groupe 2 ont consommé une alimentation particulièrement riche en graisse pendant l'intégralité des 20 semaines de l'étude, le groupe 2 a démarré la pratique d'une activité physique régulière dès la 11ème semaine. Les deux derniers groupes se distinguent du premier par le passage à une alimentation saine et équilibrée à partir de la 11ème semaine ainsi que par l'absence (groupe 3) ou l'existence (groupe 4) d'une activité physique régulière jusqu'à la 20ème semaine.
Grâce au dispositif aquatique du labyrinthe de Morris, un premier test a été réalisé afin d'évaluer la mémoire des rongeurs et leur capacité à se souvenir de l'emplacement d'une plate-forme permettant de sortir de l'eau pour laquelle ils présentent une aversion. Le groupe 1 et le groupe 2 ont réalisé respectivement une performance de 35 et 16 secondes. Les groupes 3 et 4 ont, quant à eux, terminé le test en 25 et 17 secondes. Les chercheurs ont ainsi observé l'excellente influence de l'activité physique pratiquée par les groupes 2 et 4. Le groupe 2 n'ayant pas bénéficié d'une alimentation saine, la prévalence du facteur du sport sur celui de l'alimentation a ainsi été mise en lumière.
La quantité d'amyloïde ß accumulée dans le cerveau des souris a également été mesurée. Si cette quantité est restée quasi identique entre les groupes 3 et 4, les scientifiques ont constaté une quantité d'amyloïde ß 50% moindre chez les souris sportives du groupe 2 par rapport au groupe 1.
Les résultats exhaustifs de cette étude ont été publiés dans la revue scientifique The Journal of Biological Chemistry datée du 4 mai 2012
Publication : Exercise is more effective than diet control in preventing high fat diet-induced ß-amyloid deposition and memory deficit in amyloid precursor protein transgenic mice ; M. Maesako, K. Uemura, M. Kubota, A. Kuzuya, K. Sasaki, N. Hayashida, M. Asada-Utsugi, K. Watanabe, M. Uemura, T. Kihara, R. Takahashi, S. Shimohama and A. Kinoshita ; 2012, doi: 10.1074/jbc.M112.367011 jbc.M112.367011.
Article tiré du site d'informations scientifiques Science portal : http://scienceportal.jp/news/daily/1205/1205162.html
Rédacteur : Eric Perrot
Origine : BE Japon numéro 616 (18/05/2012) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70044.htm
Reproduit selon les conditions d’utilisation
D Monnier le 22 mai 2012







Aidez-nous à améliorer le site en nous signalant d'autres formations, livres ou recommandations. Ecrivez-nous à 



